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lundi 11 septembre 2017

Principal de collège ou IMAM de la république ?par Bernard Ravet

Principal de collège ou imam de la république ?par Bernard Ravet

Broché: 240 pages
Éditeur : Kero
Parution : 23 août 2017
Collection: Kero Document
16€95
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Quinze années durant, Bernard Ravet s’est tu. Parce que son statut de principal de collège le lui imposait – le devoir de réserve du fonctionnaire. Parce que, dans les collèges de ZEP classés «  Violence  » qu’il dirigeait, les journées étaient rythmées par une alternance du grave et de l’urgent qui ne laissaient pas une seconde à l’introspection. Mais aussi pour ne pas craquer.

Aujourd’hui à la retraite, il s’est décidé à parler. À raconter sa vie, qui est celle de tout le personnel envoyé dans ces établissements ghetto. La violence. La montée du religieux. Les familles au mieux absentes, au pire fracassées. L’hypocrisie et le clientélisme des politiques. L’immense solitude des personnels de direction et des enseignants qui ressentent un profond sentiment d’abandon par leur hiérarchie.
Une vie qui tient de celle du commissaire de police, du directeur d’ONG pédagogique et, de plus en plus, face à la montée du religieux, d’imam de la république. Avec, pourtant, chevillée au corps, la conviction qu’il est encore possible d’agir pour que des élèves otages de leur environnement échappent à cette fatalité. 

Mon avis : Je remercie tout d'abord les éditions Kero et la plateforme NetGalley pour l'envoi de ce roman dans le cadre d'un partenariat. Dès que j'ai vu la parution de ce document, j'ai tout de suite eu envie de le découvrir, travaillant moi même dans un collège depuis déjà quelques années, j'étais curieuse de lire ce que Bernard Ravet avait écrit et j'avoue que j'ai été hallucinée et extrêmement touchée par son témoignage. Travaillant dans un établissement de province relativement calme et même si on s’aperçoit  progressivement du changement des mentalités des élèves et familles depuis quelques années je peux me considérer comme privilégiée car tout ce que raconte Bernard Ravet est à notre échelle beaucoup plus modéré et j'avoue qu’heureusement car ce qu'à enduré ce principal est franchement déstabilisant et je lui porte mon chapeau pour son dévouement au cours de toutes ses années de fonction.