dimanche 29 septembre 2013

Je suis sa fille de Benoit Minville

Auteur : Benoit Minville
Éditions: Sarbacane
Collection : Exprim'
Parution : 4 septembre 2013
Pages : 253

Description :

C'est l'histoire de Joan, qui a été élevée par son père sur fond de hard rock et de westerns. C'est l'histoire du père de Joan, un visage de plus écrasé par le Grand Capital.
C'est l'histoire de Hugo, le meilleur ami de Joan, qui décide de l'accompagner pour quand elle hurle : Il faut que ça change !
Je veux que ça s'arrête !
On va tuer le Grand Patron !
Deux ados embarqués dans un road-trip ébouriffant, sur la N7 direction Nice...
Ils ne savent pas ce qui les attend. L'aventure. L'amour. Les rencontres.
Fuck la crise, vive la vie

Tout d'abord je tiens à remercier  les éditions Sarbacane et en particulier Claire Stacino et Anaïs Malherbe pour m'avoir proposé ce merveilleux partenariat.

Mon avis :  C'est encore un grand roman que je viens de lire des éditions Sarbacane, mon dieu mais quelle puissance encore dans cette histoire, j'en suis encore toute retournée de cette lecture, qui marquera ma mémoire très longtemps. 

Quelle belle découverte j'ai adoré cette lecture,  tellement intense et si riche en émotions.


Parlons maintenant de l'histoire :
Joan est une jeune fille de 16 ans et 364 jours, elle vit seule avec son père et ils ont réussi à développer une relation plus que fusionnelle. Lorsqu'un jour, la police arrive chez elle, elle comprend qu'il s'est passé quelque chose de très grave, son père a commis l'irréparable en braquant une banque suite à la perte de son travail. Un braquage malheureusement qui a très mal tourné. La jeune fille le voyant entre la vie et la mort sur son lit d’hôpital, laisse éclater sa haine contre le système et le capitalisme, elle rejoint son meilleur ami, Hugo et décident tous deux de partir se venger auprès du grand patron de son père installé à Nice. Les voilà donc partis à l'aventure sur la N7, traversant ainsi la France pour rejoindre leur future victime. Nous suivons donc ces deux inséparables dans leur virée vengeresse, les suivant dans leurs découvertes et leur plus ou moins belles rencontres.

Les personnages :
Joan: une jeune fille à la tête bien sur les épaules jusqu'à ce fameux jour atroce où l'on vient lui apprendre que son père, celui qu'elle vénère, celui qui lui a appris la justice et le respect est actuellement sur un lit d’hôpital après avoir reçu une balle au court d’un braquage qui à mal tourné. Cette jeune ado de 16 ans va laisser exploser sa colère, son mal être actuel et toute sa rancune pour trouver LE coupable, celui qui, pour elle, est responsable du fameux geste de désespoir de son père et va tout faire pour venger ce papa qu'elle adore.

Hugo : Un jeune ado en rémission de deux cancers, qui sait apprécié les joies de la vie et qui s'est toujours battu pour vivre, c'est le meilleur ami de Joan, il va l'accompagner dans ce périple pour l'aider à se venger mais aussi à lui faire comprendre que la vie n'est pas faite de vengeance mais qu'il faut simplement vivre pour tenter d'exister.

Le papa : Il est omniprésent dans ce roman, dans les pensées, dans les citations et dans les souvenirs de la jeune fille, un homme qui a élevé sa fille comme un père mais aussi comme une mère, qui a travaillé d'arrache pied pour donner la plus belle vie à sa fille et qui malheureusement prit par le système va commette l'irréparable. Il a transmis à sa fille ses  belles valeurs: La justice, le respect, le travail, l'amitié, l'amour et la détermination. Un homme bien tout simplement.

Blanche :  Une jeune fille très jolie mais aussi très intelligente que notre duo rencontre au détour d'un village avec un passé pas des plus anodins, elle partira avec Joan et Hugo et apportera a ce récit, de la douceur, de l'amour et une très belle amitié.

Vasco et Djib : Le grand frère d' Hugo et son meilleur pote qui par les interludes narrés dans le roman ont apporté une belle bonne dose d'humour à l'histoire.

J'ai adoré tous ces personnages, ils sont tous attachants, beaux, sensibles et avec un cœur gros comme ça.

L'écriture de l'auteur : J'ai vraiment aimé le découpage du texte en différentes parties, son écriture rythmée nous fait tourner les pages à toute vitesse, aussi vite que l'aventure de nos petits héros, on est en haleine du début à la fin, ne pouvant poser ce livre avant de l'avoir terminer. Le  vocabulaire employé est assez osé mais fort efficace, avec des petites touches de poésie mais aussi de la gravité dans les  émotions ressenties. Benoit Minville a parfaitement réussi à traiter un sujet à la fois dur et compliqué, en le rendant  des plus agréable, émouvant et surtout accessible à tout le monde


En conclusion : Je suis sa fille est un roman fort, bouleversant, émouvant, attendrissant... je  suis émerveillée par cette histoire pas si singulière mais qui pourrait peut être malheureusement arriver à beaucoup d'entre nous à l'heure actuelle. C'est une aventure envoûtante, magnifique et violente dans laquelle on embarque pour le meilleur  mais aussi pour le pire, avec un final à la fois beau et triste qui n'est pas écrit dès le début du livre et qu'est ce que c'est bon. Je remercie donc  Benoit Minville pour ce roman si BEAU, si HUMAIN qui nous donne encore plus l'envie de VIVRE.

Encore un sans faute pour les éditions Sarbacane et leur collection Exprim', pour le choix de leurs romans et de leurs auteurs qui ne me laisse jamais indifférente .

Extraits :   
 « Tu vois, le monde se divise en deux catégories, ceux qui font la tronche et ceux qui rient. Toi, tu ris. »


« Nan ??? Râââh, le mec !
T'as trouvé des mouchoirs ?
Mieux : la confirmation ultime que mon frangin est un immense naze.
Il ne se gausse pas : il se fout carrément de sa gueule. Avec un sourire de lézard borgne, il me tend le livre qu'il a dégoté au fond de la boîte à gants.
Tiens : 50 nuances de Grey. Tu sais, le « néo porno chic ». Je pense que tu en feras un parfait usage.
Ton frère lit ça ?!
Faut croire, entre Auto Plus et France Football... Ça flatte sa part de féminité peut-être, ou alors il espère piocher des conseils sur la sexualité des années 2000. Tu imagines, le malheureux, il pense toujours que le banana split n'est qu'une glace qu'on sert sur des patins à roulettes... Vas-y Joanny, fais-toi plaisir : c'est un pavé, en plus. » 
« OUI. Je veux un coupable ! Si Papa ne se réveille pas... Si ce monde n'a plus aucune putain de morale !... Si c'est son histoire qu'on matraque aujourd'hui et qu'on oubliera demain... Si tout ça vaut mieux qu'une vie à leurs yeux, alors oui, moi aussi je vais entrer dans leur folie, d'accord ? Je n'ai jamais souhaité la mort de personne, mon père m'a enseigné le contraire de ça, mais j'ai besoin de voir les yeux du maître de ce monde de merde me supplier de ne pas le tuer. Ces ignorants du malheur qui s'accommodent des cadavres qu'ils entassent. Je veux buter ce salaud. Ça te paraît débile, Hugo ? Tu crois que c'est un délire de gamine ? » 

 





8 commentaires:

  1. Génial , super chronique et très heureuse que tu aies eu toi aussi un coup de cœur pour ce roman , il m'a marqué ce livre

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    1. oui un véritable coup de cœur une fois de plus pour ce roman des éditions sarbacane qui me conforte encore dans l'excellence de cette maison d'édition

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  2. J'ai bien aimé ce roman, mais ce n'est pas un coup de cœur pour moi... :)

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    1. coome quoi un livre fait ressentir différentes émotions à différentes personnes et c'est ca la richesse d'une plume

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  3. Je l'ai et tu me donne très envie de le sortir de la PAL :'(

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  4. Franchement, je ne me serais surement pas arrêtée sur ce livre avant d'avoir lu ta chronique. Mais maintenant, c'est tout le contraire ! Je le veux, je le veux, je le veux :D Bisous et merci pour la découverte !

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    1. Écoute si tu as l'occasion de le lire j'espère que tu te régaleras autant que moi moi j'ai tout simplement dévoré ce livre bisous

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  5. Un coup de coeur pour moi aussi!
    Bises.

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